Je n’arrive pas à me détendre : pourquoi mon corps reste-t-il toujours tendu ?
Vous êtes enfin au calme. La journée est terminée. Vous n’avez plus rien d’urgent à faire. Vous pouvez, en théorie, souffler.
Et pourtant…
Vos épaules restent hautes. Votre mâchoire est serrée. Votre ventre semble noué. Vous changez plusieurs fois de position sur le canapé. Vous prenez votre téléphone, vous le reposez, puis vous le reprenez. Et quand vous allez vous coucher, votre corps semble fatigué sans réussir vraiment à relâcher.
Vous finissez peut-être par vous demander : « Pourquoi je n’arrive pas à me détendre, alors que je n’ai plus rien à faire ? »
La première chose à savoir, c’est que vous ne manquez pas forcément de volonté.
Avoir du temps pour se reposer et réussir réellement à se détendre sont deux choses différentes.
Le stress agit à la fois sur l’esprit et le corps. Il peut notamment s’accompagner d’une incapacité à se détendre, de douleurs, de troubles du sommeil ou de difficultés de concentration. Lorsque les périodes de tension s’enchaînent, votre corps ne retrouve donc pas nécessairement le calme au moment exact où votre agenda, lui, se libère. L’Organisation mondiale de la Santé explique comment le stress peut agir sur le corps et l’esprit.
Cela ne veut pas dire que toutes vos tensions viennent du stress.
Mais si vous avez régulièrement l’impression d’être fatigué(e) et pourtant incapable de vous détendre, il peut être intéressant d’arrêter de vous demander comment vous forcer à lâcher prise. Et de commencer plutôt par observer ce qui vous maintient sous tension.
En bref : pourquoi je n’arrive pas à me détendre ?
Vous pouvez avoir du mal à vous détendre lorsque votre corps reste mobilisé après une période chargée, stressante ou émotionnellement difficile.
Cela peut se manifester par :
- une mâchoire que vous serrez sans vous en rendre compte ;
- des épaules ou une nuque constamment tendues ;
- un ventre noué ;
- une respiration courte ou retenue ;
- une impression d’agitation intérieure ;
- le besoin de rester occupé(e) ;
- un mental qui continue à anticiper ;
- une grande fatigue sans réelle sensation de relâchement ;
- des difficultés à vous endormir alors que vous êtes épuisé(e).
Le stress n’est cependant qu’une explication possible.
Une tension persistante peut aussi être liée à votre posture, à des gestes répétitifs, à un manque de récupération, à une douleur, à un trouble du sommeil, à de l’anxiété ou à un problème de santé qui mérite d’être recherché.
Le but n’est donc pas de tout expliquer par le stress.
Il est d’apprendre à mieux repérer ce qui se passe pour savoir quelle réponse vous serait réellement utile.
Je n’arrive pas à me détendre : est-ce vraiment anormal ?
Non. Nous traversons tous des périodes pendant lesquelles il est plus difficile de ralentir.
Une échéance importante.
Un conflit.
Une période de travail intense.
Des inquiétudes familiales.
Un changement de vie.
Une accumulation de petites choses qui, prises séparément, ne semblent pas si graves.
Il est naturel de ne pas passer immédiatement d’une journée sous pression à un état de détente profonde.
L’Organisation mondiale de la Santé rappelle d’ailleurs que chacun réagit différemment aux situations de stress et que les manifestations peuvent varier fortement d’une personne à l’autre.
La question à vous poser n’est donc pas : « Pourquoi est-ce que je ne suis pas parfaitement détendu(e) ? »
Mais plutôt : « Depuis combien de temps ai-je l’impression de ne plus vraiment redescendre ? »
Une soirée difficile après une journée compliquée n’a rien d’inhabituel.
En revanche, si vous vous sentez tendu(e) presque tous les jours, si vous ne récupérez plus ou si cela commence à peser sur votre sommeil, votre énergie ou votre quotidien, cette tension mérite davantage d’attention.
Pourquoi mon corps reste-t-il tendu même quand je me repose ?
On imagine souvent la détente comme un interrupteur. Tant que vous travaillez, vous êtes sous tension. Puis vous fermez votre ordinateur.
Vous rentrez chez vous. Vous vous asseyez. Et votre corps devrait comprendre : « C’est bon. Maintenant, tu peux relâcher. »
Dans la réalité, la transition est rarement aussi immédiate.
Le stress ne s’arrête pas toujours avec la situation qui l’a provoqué
Vous pouvez avoir terminé ce dossier qui vous préoccupait.
La conversation difficile est passée.
Les enfants sont enfin couchés.
Vous êtes officiellement en vacances 🏖️
Mais pendant plusieurs heures, plusieurs jours ou plusieurs semaines, vous avez peut-être fonctionné en serrant les dents.
En surveillant l’heure.
En anticipant.
En répondant à tout le monde.
En passant rapidement d’une tâche à une autre.
En remettant vos propres besoins à plus tard.
Votre agenda se calme parfois avant vous.
L’INRS indique qu’un stress qui s’installe dans la durée peut notamment s’accompagner de fatigue, de douleurs musculaires, de troubles du sommeil, de difficultés de concentration ou de sensations d’oppression. Vous pouvez consulter son dossier sur les effets du stress chronique sur la santé.
Votre corps peut avoir pris l’habitude de se contracter
Essayez de vous observer pendant une journée ordinaire.
Que fait votre corps lorsque vous lisez un mail important ?
Lorsque vous êtes très concentré(e) ?
Lorsque vous conduisez dans les bouchons ?
Lorsque votre téléphone sonne au mauvais moment ?
Peut-être que :
- vos épaules remontent ;
- votre mâchoire se serre ;
- votre ventre se contracte ;
- vos doigts agrippent plus fortement la souris ou le volant ;
- vous retenez brièvement votre respiration.
Pris séparément, chacun de ces gestes paraît anodin.
Mais lorsqu’ils se répètent pendant des heures, ils peuvent participer à cette impression d’avoir un corps toujours tendu.
Dans le contexte du travail, l’INRS explique notamment que le stress peut s’accompagner d’une augmentation du tonus musculaire et des forces de serrage, tout en allongeant le temps de récupération. Cette donnée est détaillée dans sa ressource sur les facteurs de risque des troubles musculosquelettiques.
Encore une fois, cela ne signifie pas que toute douleur vient du stress.
Votre posture, votre environnement de travail, vos mouvements, votre état de santé et de nombreux autres facteurs peuvent aussi entrer en jeu.
Vous vous arrêtez peut-être sans vraiment faire de transition
Imaginez cette fin de journée :
Vous fermez votre ordinateur.
Vous regardez vos messages.
Vous lancez une machine.
Vous préparez le repas.
Vous répondez à une notification.
Vous regardez une série tout en consultant Instagram.
Puis vous allez vous coucher. Vous avez arrêté de travailler.
Mais avez-vous réellement vécu un moment de transition ?
Nos journées sont parfois si remplies que nous passons directement d’une sollicitation à une autre. Dans ce cas, vous n’avez pas nécessairement besoin d’une heure de méditation.
Vous avez peut-être simplement besoin d’un sas. Quelques minutes pendant lesquelles personne ne vous demande rien. Pas même vous !
Votre corps est immobile, mais votre tête continue
Vous êtes allongé(e). Mais intérieurement :
- vous rejouez une conversation ;
- vous préparez demain ;
- vous vous demandez ce que vous avez oublié ;
- vous cherchez une solution ;
- vous faites une liste ;
- vous imaginez ce qui pourrait mal se passer.
Votre corps est sur le canapé. Votre attention, elle, est encore partout ailleurs.
Ce phénomène fera l’objet d’un article à part entière sur le mental qui tourne en boucle, car il mérite d’être exploré plus en profondeur.
Mais retenez déjà ceci : être immobile ne signifie pas toujours être au repos.
Quels sont les signes d’un corps qui reste sous tension ?
Il n’existe pas un signe unique. Et toutes les personnes stressées ne ressentent pas les mêmes choses.
Vous pouvez cependant commencer par observer certains éléments.
Cette grille n’est pas un outil de diagnostic. Elle sert simplement à passer de : « Je suis toujours tendu(e), je ne comprends rien. » à : « Je remarque que ma tension augmente surtout dans certaines situations. »
Et cette différence est importante. Car il est plus facile d’agir sur quelque chose que l’on commence à repérer.
Faites le test : où se cache votre tension au quotidien ?
Avant de chercher la meilleure technique de relaxation, je vous propose une expérience.
Pendant trois jours, observez votre tension à quatre moments :
- le matin ;
- au milieu de la journée ;
- en fin d’après-midi ;
- avant de vous coucher.
Vous pouvez noter très simplement :
Vous n’avez pas besoin de tenir un journal parfait. Quelques mots suffisent.
Ce que cette observation peut vous apprendre
Au bout de quelques jours, vous découvrirez peut-être que :
- votre tension augmente surtout devant l’écran ;
- vous serrez la mâchoire lorsque vous vous concentrez ;
- votre corps se relâche lorsque vous marchez ;
- votre agitation augmente dès que vous prenez votre téléphone le soir ;
- vous vous sentez mieux après avoir parlé à quelqu’un ;
- le week-end ne suffit plus vraiment à vous faire récupérer.
L’objectif n’est pas de vous surveiller toute la journée. Il est de mieux comprendre votre propre manière de réagir.
Pourquoi se dire « détends-toi » ne fonctionne pas toujours ?
Essayez maintenant. Dites-vous : « Il faut que je me détende. »
Est-ce que cela fonctionne ?
Probablement pas.
Vous vérifiez peut-être immédiatement : « Est-ce que ça y est ? »
Puis : « Non. Je suis toujours tendu(e). »
La détente devient une nouvelle mission. Une nouvelle chose à réussir. Et parfois, une nouvelle raison de vous en vouloir.
Vous pensez :
« Je devrais réussir à profiter. »
« Je suis enfin en vacances et je n’arrive même pas à me reposer. »
« Tout va bien. Je ne devrais pas me sentir comme ça. »
« Il faut vraiment que j’apprenne à lâcher prise. »
Mais votre corps n’a peut-être pas besoin d’un ordre supplémentaire. Il a peut-être besoin de moins de pression.
C’est pour cette raison que je préfère une autre question : « Qu’est-ce que je peux rendre un peu plus confortable maintenant ? »
Pas : « Comment tout relâcher ? »
Juste : « Que puis-je adoucir de 5 % ? »
Une mâchoire. Une main. Une épaule. Votre rythme.
Cette approche vous paraîtra peut-être modeste. Mais elle est souvent plus accessible que de chercher à atteindre immédiatement un état de calme profond.
Que faire quand je n’arrive pas à me détendre ?
Il n’existe pas une seule bonne méthode.
Certaines personnes se détendent en restant immobiles.
D’autres ont besoin de bouger.
Certaines apprécient les exercices de respiration.
D’autres détestent compter leurs inspirations.
Le plus utile est donc de choisir une réponse adaptée à ce que vous ressentez.
Si votre corps est agité : commencez peut-être par bouger
Vous êtes incapable de rester assis(e). Vos jambes bougent. Vous changez de position. Vous prenez votre téléphone toutes les trente secondes.
Dans ce cas, vous obliger à méditer vingt minutes peut vous agacer davantage.
Essayez plutôt :
- de marcher cinq ou dix minutes ;
- de vous étirer doucement ;
- de faire quelques mouvements lents ;
- de secouer vos mains ;
- de sortir quelques minutes ;
- de changer d’environnement.
Vous n’avez pas échoué parce que vous ne parvenez pas à vous détendre allongé(e). Le mouvement peut parfois être votre chemin vers le calme.
Si vous êtes crispé(e) : commencez par une seule zone
Ne cherchez pas à détendre tout votre corps. Choisissez un endroit.
Par exemple vos mains.
Posez-les devant vous.
Sont-elles complètement au repos ? Ou vos doigts exercent-ils encore une légère pression ?
Puis demandez-vous : « Est-ce que je peux relâcher ici, juste un peu ? »
Essayez ensuite avec :
- votre langue ;
- votre mâchoire ;
- vos épaules ;
- votre ventre.
Une zone suffit.
Si votre tête continue à travailler : sortez les pensées de votre tête
Vous n’avez pas forcément besoin de trouver une solution. Prenez une feuille et notez :
Ce qui tourne dans ma tête :
Puis écrivez.
Sans faire de belles phrases.
Ensuite, séparez ce que vous avez noté en trois catégories :
À faire demain – À décider plus tard – Je n’ai pas de contrôle dessus maintenant
Cette étape ne règle pas tous les problèmes. Mais elle peut éviter d’utiliser votre lit comme salle de réunion mentale 😉
Si vous avez besoin d’un exercice guidé : testez une respiration régulière
Il ne s’agit pas de « prendre la plus grande inspiration possible ».
Respirez normalement. Puis, si cela reste confortable, essayez simplement de rendre votre respiration régulière.
Psycom présente notamment la cohérence cardiaque, avec un rythme souvent proposé de cinq secondes à l’inspiration puis cinq secondes à l’expiration pendant cinq minutes. Vous pouvez retrouver cet exercice parmi les outils proposés pour faire face au stress.
Mais ne transformez pas les cinq minutes en obligation. Commencez par une minute si cela vous convient mieux.
Et si respirer de manière contrôlée vous donne le vertige, vous oppresse ou augmente votre inconfort, arrêtez simplement l’exercice.
Revenez à votre respiration naturelle.
Si vous ne sentez plus la différence entre tension et relâchement : testez la relaxation musculaire progressive
Cette technique repose sur un principe simple : contracter brièvement un groupe musculaire, puis observer ce qui change lorsqu’on le relâche.
Elle est notamment présentée par Psycom parmi les techniques de relaxation utilisées pour limiter l’accumulation de tensions musculaires et psychologiques.
Vous pouvez tester une version très courte avec vos mains :
- installez-vous confortablement ;
- serrez doucement les poings pendant quelques secondes ;
- observez la sensation de contraction ;
- relâchez ;
- attendez quelques secondes ;
- observez la différence.
Inutile de serrer fort. Et ne contractez pas une zone douloureuse ou blessée.
L’objectif n’est pas de réussir un exercice. Il est de redécouvrir la différence entre : « je tiens » et « je relâche ».
Une routine de 5 minutes quand votre corps ne veut pas ralentir
Voici une routine que vous pouvez tester lorsque vous rentrez chez vous ou avant de vous coucher. Vous n’avez besoin de rien 👌🏼
Minute 1 : regardez autour de vous
Ne fermez pas forcément les yeux, regardez simplement la pièce.
Remarquez trois choses que vous voyez.
Deux sons que vous entendez.
Puis sentez vos pieds ou votre dos en contact avec un support.
Vous êtes ici. Pas dans la journée qui vient de passer, et pas encore dans celle de demain.
Minute 2 : vérifiez trois zones
Posez votre attention sur :
- votre mâchoire ;
- vos épaules ;
- vos mains.
Ne cherchez pas à comprendre. Observez seulement.
Minute 3 : choisissez une seule tension
Demandez-vous : « Où puis-je relâcher un tout petit peu ? »
Pas tout. Juste une zone.
Minute 4 : laissez votre respiration trouver un rythme confortable
N’essayez pas de remplir vos poumons au maximum. Observez quelques respirations. Puis ralentissez légèrement, seulement si cela reste agréable.
Minute 5 : posez-vous une question
« De quoi ai-je besoin maintenant ? »
La réponse peut être : dormir, manger, être seul(e), parler, bouger, sortir, arrêter de regarder mon téléphone, ne rien décider ce soir.
La détente ne vient pas toujours d’une technique. Elle vient parfois du fait de répondre enfin à un besoin que vous repoussez depuis plusieurs heures.
La bonne question : de quel type de détente avez-vous besoin ?
Quand on dit « se détendre », on met beaucoup de choses dans le même mot. Mais vos besoins ne sont pas toujours les mêmes.
Parfois, nous utilisons la mauvaise solution.
Nous regardons une série alors que nous avons besoin de silence.
Nous nous allongeons alors que notre corps a besoin de mouvement.
Nous essayons de méditer alors que nous avons besoin de parler.
Nous continuons à faire défiler du contenu alors que notre attention est déjà saturée.
Avant de chercher comment vous détendre, demandez-vous plutôt : « Qu’est-ce qui est fatigué chez moi aujourd’hui ? »
Votre corps ? Votre tête ? Votre attention ? Votre capacité à répondre aux autres ?
→ La réponse peut changer la suite.
Je suis fatigué(e), mais je n’arrive pas à me détendre : comment est-ce possible ?
C’est l’une des situations les plus déroutantes.
Vous manquez d’énergie.
Vous pourriez vous endormir debout.
Et pourtant, lorsque vous vous couchez, vous ne trouvez pas le calme.
Vous vous retournez.
Vous repensez à votre journée.
Vous prenez votre téléphone.
Vous êtes épuisé(e), mais pas réellement relâché(e).
La fatigue et la détente ne sont pas la même chose.
Vous pouvez manquer de ressources tout en restant préoccupé(e), crispé(e) ou intérieurement agité(e).
L’OMS mentionne à la fois l’incapacité à se détendre et les perturbations du sommeil parmi les manifestations possibles du stress.
Dans cette situation, demandez-vous notamment :
- depuis combien de temps cela dure ;
- si vous avez de vrais temps de récupération ;
- si vous dormez suffisamment ;
- si vos pensées deviennent difficiles à interrompre ;
- si votre fatigue s’améliore avec le repos ;
- si votre quotidien devient plus difficile à gérer.
Une fatigue qui persiste ou s’aggrave mérite d’être évaluée. Ne partez pas automatiquement du principe qu’elle est « seulement émotionnelle » ou liée au stress.
Pourquoi les techniques de relaxation ne fonctionnent-elles pas toujours ?
Vous avez peut-être déjà essayé :
- la méditation ;
- les exercices de respiration ;
- le yoga ;
- les étirements ;
- les applications de relaxation ;
- les musiques apaisantes.
Et vous avez conclu que ça ne fonctionne pas sur vous. Peut-être que la technique ne vous convient pas.
Mais d’autres explications sont possibles.
Vous attendez peut-être d’être complètement saturé(e)
Imaginez que vous n’ayez jamais appris à nager. Vous attendez d’être en pleine tempête pour commencer. Ce n’est pas le meilleur moment 🫣
C’est pareil avec la relaxation : tester une pratique uniquement lorsque vous êtes au maximum de votre tension peut être difficile.
Essayez aussi lorsque vous allez relativement bien.
Une minute… Deux minutes… Sans enjeu.
Vous cherchez peut-être un résultat immédiat
Vous faites trois respirations. Puis vous vérifiez : « Est-ce que ça marche ? »
Cette surveillance vous maintient parfois dans l’effort. Laissez l’exercice être une expérience et non un test.
La technique ne correspond peut-être pas à votre état du moment
Vous êtes agité(e) ? → Bougez d’abord.
Vous êtes épuisé(e) ? → Dormir est peut-être plus important qu’ajouter une routine compliquée.
Vous êtes submergé(e) par une situation concrète ? → Peut-être avez-vous besoin d’aide pour agir sur cette situation.
Une technique de relaxation n’est pas toujours la seule réponse.
L’OMS propose d’ailleurs une approche plus large de la gestion du stress : routines, sommeil, activité physique, liens avec les autres et techniques d’auto-assistance. Vous pouvez approfondir ces pistes pratiques pour mieux gérer le stress.
Rester immobile augmente peut-être votre inconfort
Certaines personnes se sentent moins bien lorsqu’elles ferment les yeux ou restent longtemps immobiles.
Ne vous forcez pas.
Gardez les yeux ouverts, marchez, regardez autour de vous, choisissez un exercice court… La détente n’a pas une forme unique.
Votre plan en 3 jours pour mieux comprendre ce qui vous maintient sous tension
Si vous ne savez pas par où commencer, voici une proposition simple :
Jour 1 : observer
Ne changez rien.
Repérez simplement trois moments où votre corps se crispe. Notez :
- ce que vous faisiez ;
- où vous ressentez la tension ;
- son intensité de 0 à 10.
Jour 2 : tester une micro-action
Lorsque vous remarquez la tension, choisissez une seule réponse :
- marcher deux minutes ;
- relâcher la mâchoire ;
- poser le téléphone ;
- écrire ce qui vous préoccupe ;
- faire quelques mouvements ;
- respirer calmement pendant une minute.
Puis observez. Cela aide-t-il un peu ? Pas du tout ? Est-ce pire ?
Jour 3 : repérer ce qui se répète
Relisez vos notes. Cherchez un motif. Votre tension apparaît-elle surtout :
- au travail ?
- devant un écran ?
- lorsque vous êtes pressé(e) ?
- après certaines conversations ?
- le soir ?
- lorsque vous n’avez rien à faire ?
- avant de dormir ?
Vous ne trouverez peut-être pas une grande révélation. Ce n’est pas grave. Le but est de passer d’une sensation générale de tension à une compréhension plus précise de ce que vous vivez.
Quand faut-il demander de l’aide ?
Il est important de ne pas attribuer automatiquement tous les symptômes au stress.
L’Assurance Maladie rappelle que l’anxiété peut s’accompagner de manifestations très diverses, notamment des tensions musculaires, des troubles digestifs, des palpitations, des troubles du sommeil, de la fatigue ou des vertiges. Mais seul un professionnel de santé peut rechercher l’origine de symptômes persistants et poser un diagnostic. Vous pouvez consulter le détail des symptômes physiques qui peuvent accompagner l’anxiété.
Prenez notamment un avis médical si :
- vos tensions sont importantes ou persistantes ;
- vous avez des douleurs récurrentes ;
- votre sommeil est durablement perturbé ;
- votre fatigue s’installe ou s’aggrave ;
- votre anxiété devient envahissante ;
- les symptômes vous empêchent de vivre normalement ;
- vous ne comprenez pas l’origine de ce que vous ressentez.
Et si vous ressentez une douleur thoracique inquiétante, un essoufflement important ou des symptômes aigus inhabituels, ne concluez pas qu’il s’agit « simplement de stress ». L’Assurance Maladie indique de contacter le 15 ou le 112 en présence de symptômes inquiétants nécessitant une évaluation urgente. Vous pouvez consulter ses recommandations pour reconnaître une douleur thoracique qui nécessite des soins urgents.
Prendre soin de vous, c’est aussi savoir quand une situation dépasse le cadre du bien-être.
Et si j’ai compris ce qui me stresse, mais que mon corps reste tendu ?
C’est une situation particulière. Vous savez peut-être exactement ce qui vous a affecté(e). Vous avez pris du recul, vous avez mis des mots, vous avez peut-être déjà beaucoup réfléchi. Et pourtant, vous ressentez encore :
- une nuque raide ;
- des épaules contractées ;
- un ventre noué ;
- le besoin de rester en mouvement ;
- une difficulté à vous sentir réellement présent(e) dans votre corps.
Dans cette situation, certaines personnes ressentent le besoin d’explorer une approche davantage centrée sur le corps. C’est notamment le principe de la thérapie manuelle somato-émotionnelle à Dijon que je propose chez S’Harmonies.
La séance s’appuie sur un toucher manuel doux, la respiration et l’attention portée aux ressentis corporels. Elle offre un temps pour ralentir et observer les zones de tension, sans chercher à forcer le corps ni à imposer une interprétation de ce qui se passe. Cette approche de mieux-être peut notamment intéresser les personnes qui ont l’impression :
- d’être presque toujours sous tension ;
- d’avoir du mal à revenir à leurs sensations ;
- de beaucoup analyser ce qu’elles vivent ;
- d’avoir besoin de ralentir autrement que par la pensée.
Elle ne remplace pas un avis médical, un traitement, de la kinésithérapie ou un suivi psychologique ou psychiatrique. Elle peut être envisagée comme une démarche complémentaire lorsque vous ressentez le besoin d’accorder davantage de place au corps.
Vous pouvez aussi découvrir les différentes approches de mieux-être que je propose si vous ne savez pas encore laquelle correspond le mieux à ce que vous traversez.
Vous n’avez pas besoin de réussir à vous détendre
Peut-être que vous n’avez pas besoin d’une méthode supplémentaire. Peut-être que vous avez d’abord besoin de comprendre.
Comprendre que vous êtes fatigué(e).
Que vous avez peu de vraies transitions.
Que votre mâchoire se serre dès que vous vous concentrez.
Que votre attention ne s’arrête jamais.
Que vous avez besoin de bouger avant de vous poser.
Ou que cette tension dure depuis suffisamment longtemps pour demander de l’aide.
Vous n’avez pas à devenir une personne parfaitement calme.
Vous n’avez pas à vider votre tête sur commande.
Vous n’avez pas à réussir votre relaxation.
Vous pouvez commencer plus simplement.
En remarquant.
En expérimentant.
En relâchant un peu plutôt que tout.
En vous demandant : « De quoi ai-je besoin pour me sentir légèrement plus en sécurité, plus confortable ou plus présent(e) maintenant ? »
La réponse ne sera pas toujours la même. Et c’est peut-être justement là que commence une autre façon de prendre soin de vous 😌
Questions fréquentes
Pourquoi je n’arrive pas à me détendre alors que tout va bien ?
Pourquoi mon corps est-il toujours tendu ?
Pourquoi suis-je fatigué(e) mais incapable de me détendre ?
Comment relâcher les tensions du corps ?
Pourquoi la relaxation ne fonctionne-t-elle pas sur moi ?
Une approche corporelle peut-elle compléter un suivi médical ou psychologique ?
Cet article vous a éclairé(e),
mais vous souhaitez aller plus loin ?
Je vous accueille chez S’Harmonies à Dijon pour des séances de thérapie manuelle somato-émotionnelle, une approche corporelle douce centrée sur le toucher, la respiration et l’écoute des ressentis.
Vous pouvez également me contacter ou prendre rendez-vous si vous avez besoin d’échanger avant de choisir votre accompagnement.
